Voici néanmoins les minima habituellement conseillés, à noter qu'il est parfois possible de dater avec des quantités moindres mais cela peut avoir des conséquences sur la précision du résultat: La datation par le radiocarbone peut intervenir généralement dans deux cas de figure: soit elle vient étayer les hypothèses archéologiques basées sur la culture matérielle ou d'autres types de datation absolue, soit elle vient ancrer dans le temps la chronologie relative construite à partir de la stratigraphie.

Il est absorbé par les matières vivantes et stocké tout au long de la vie de l'individu.

Lorsque la mort survient, le carbone 14 va progressivement disparaitre selon un schéma bien précis et désormais maitrisé.

C'est grâce à ce schéma que l'on peut aujourd'hui remonter le fil et déterminer en quelle année l'être vivant est mort, a cessé d'absorber du carbone 14 et donc de respirer.

C'est Willard Frank Libby, un physicien et chimiste américain, qui a la primauté de la découverte qu'il publie en 1946.

De 1950 à 1965, la chronologie établie à cette époque est totalement chamboulée et l'on parle de "révolution du carbone 14".

Quelques distorsions ont rapidement été découvertes en raison des fluctuations des taux de carbone 14 dans l'atmosphère mais ces écarts sont aujourd'hui pour la plupart corrigés (à l'exception des datations antérieures à 20 000 ans, mais les résultats restent néanmoins fiables jusqu'à 30 à 40 000 ans).

Les quantités nécessaires à la réalisation d'une datation par le radiocarbone varie selon les matériaux et le type de méthodologie employée, à savoir datation radiométrique et datation par AMS (voir "déroulement de l'étude - la datation").

La datation par le radiocarbone est aujourd'hui la méthode de datation absolue la plus couramment utilisée en archéologie et son principe est désormais bien connu de tous.

C'est pour cette raison que nous ne ferons ici qu'un bref rappel.

Cette méthode repose donc sur le cycle de vie d'un des isotopes du carbone: le carbone 14 dit radiocarbone.

Cet isotope naît dans la haute atmosphère par l'interaction des rayons cosmiques sur l'azote 14.